- Jan 15, 2026
Christian Mbilli analyse le style de boxe français et son impact sur la puissance
- Emmanuel Rikaans
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Je viens d’écouter une interview de Christian Mbilli qui met un point très juste sur le style de boxe en France, et surtout sur une problématique profonde que beaucoup de boxeurs vivent sans toujours réussir à la nommer, celle de toucher sans réellement frapper, d’avoir une boxe propre, lisible, techniquement correcte, mais incapable de créer un impact réel, celui qui fait mal, qui marque, et qui change immédiatement le rapport de force et la dimension psychologique d’un combat.
Dans cette interview dans la chaine YouTube @Tosinboxing, Mbilli est très clair, et ses mots méritent d’être repris avec précision, parce qu’ils posent le cadre du problème sans détour :
“C’est quoi votre problème en France ? Tu vois l’autre, il y a 25 combats et que 3 KO. Les causes sont là, il se passe quoi en France ? C’est là que j’explique, en France, on est beaucoup sous la technique, sous la précision, mais c’est un bon job. Mais on n’est pas forcément sous la puissance. Et là, tu es encore une fois, comme dit au monde, pourquoi il y a moi et Moreno que tu as choisis ?
Frérot, ça cogne, c’est la castagne. On n’est pas là pour bouger, tu verras, tu vas le remarquer. Pourquoi même ? Turki m’a pris, moi et Moreno [Fendero], dans les événements en sous-carte de Canelo vs Crawford. Parce qu’il sait qu’il y aura du spectacle. Pourquoi les gens, actuellement, veulent revoir ce combat qu’on a fait de dingue avec le Guatémaltèque ? Frérot, ça charbonne.”
Il faut aussi replacer ce discours dans le moment précis de la carrière de Christian Mbilli, parce que Mbilli est clairement entré dans la cour des grands. Aujourd’hui, il s’impose comme l’un des leaders de la catégorie des poids super-moyens, enchaînant les combats remportés par KO ces derniers temps, et surtout en marquant les esprits lors de son dernier combat face à Lester Martinez, boxeur guatémaltèque invaincu au moment de l’affrontement. Ce combat, disputé le 13 septembre 2025 à Las Vegas, en sous-carte du très attendu Canelo vs Crawford, a été d’une intensité rare, au point de presque voler la vedette au main event pour une partie du public.
Ce match nul, qui lui permet de conserver sa ceinture WBC intérim des super-moyens, a surtout capté l’attention des amateurs de boxe en quête de castagne, et l’a définitivement installé parmi les boxeurs incontournables de sa catégorie, malgré la volonté de certains de le maintenir à l’écart. Et c’est précisément de cela que parle Mbilli dans cette interview : de l’impact, du spectacle, de cette boxe qui fait mal et qui marque les esprits, celle que le public attend, et celle qui te fait exister au plus haut niveau.
Pourquoi 80% des boxeurs sont tétraplégiques ?
Ce passage est central, parce qu’il ne parle pas seulement de style ou de préférence personnelle, il parle de réalité du ring, de sélection, de ce qui fait qu’un boxeur est choisi, mis en avant, et attendu par le public, et cette réalité est simple, la boxe est un sport psychologique où tout se joue sur la douleur, celle que tu encaisses et surtout celle que tu infliges, car c’est elle qui fait douter, qui ralentit, qui casse l’envie d’avancer de la personne en face de toi.
Et si tu te reconnais dans ce discours, c’est peut être parce que tu as déjà vécu cette frustration très particulière, celle d’avoir des frappes qui touchent, mais qui ne frappent pas durement, des coups propres mais que l’adversaire traverse sans hésiter, et à force, cette absence d’impact finit par t’atteindre mentalement, parce que tu sens que tu fais ce qu’il faut, mais que ton corps ne suit pas, surtout face à un boxeur agressif qui comprend très vite qu’il peut te marcher dessus.
Le problème, c’est que beaucoup de boxeurs restent enfermés dans une logique héritée de la boxe amateur, une boxe de points, de touches, de déplacements, sans jamais structurer un corps capable de produire une frappe dense, solide, et répétable, comme le demande la boxe professionnelle, et c’est là que naît une image qui dérange mais qui décrit parfaitement la situation, beaucoup de boxeurs sont, sans le savoir, de véritables tétraplégiques du ring.
Ils pensent boxer avec tout leur corps, mais en réalité ils boxent presque uniquement avec le haut, les bras, les épaules, la tête, pendant que le bas du corps est absent, passif, déconnecté, incapable de transmettre la force du sol vers les poings, ce qui transforme la boxe en une suite de gestes propres, toutefois inoffensifs, et laisse le boxeur dans cette sensation d’impuissance malgré le travail fourni.
L’impact ne vient pas de forcer, ni de frapper plus fort avec les bras, il vient d’une boxe plus condensée, plus ancrée, avec des appuis vivants, un bas du corps engagé, et une biomécanique cohérente, capable de transformer une intention en douleur réelle, sans perdre en contrôle ni en intelligence.
J'ai la solution...
C’est exactement cette problématique que je développe dans la vidéo qui accompagne cette interview, où j’explique comment passer d’une boxe qui touche à une boxe qui frappe, en comprenant enfin ce qui bloque réellement l’impact.
Et c’est précisément ce que je travaille dans mes camps de boxe, reconnecter le boxeur à ses appuis, redonner une vraie fonction au bas du corps, structurer un corps plus dur et plus stable, capable de frapper solidement, de contrer efficacement, et surtout de ne plus se sentir victime face à la pression d’un boxeur agressif.
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